En matière de défiscalisation, les investissements permettant de bénéficier de réduction d’impôts ne manquent pas. Les français restent tout de même méfiants doutant de la rentabilité de certains de ces investissements. Pourquoi ne pas tenter d’investir dans un FIP qui vous permettra de bénéficier d’une réduction d’impôts de 22% ?

Créé en 2003, le FIP, Fond d’Investissement de Proximité, se greffe à la loi Dubreuil et au FCPI, Fond Commun de Placement dans l’Innovation, afin d’aider le financement des PME et PMI françaises non-cotées. Elles ne doivent pas excéder trois régions limitrophes. 60% en valeur mobilières doivent obligatoirement être investi dans ce type d’entreprise. Les autres 40% du capital peuvent être répartis sur divers supports financiers tels que des actions ou des produits monétaires.
Les PME doivent répondre à un cahier des charges strict puisqu’elles doivent avoir un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros, ne pas employer plus de 250 personnes et payer l’impôt sur les sociétés. Le FIP est un placement permettant de diversifier vos investissements et de bénéficier d’une défiscalisation de 22% sur le montant investi. La réduction était de 25% jusqu’en 2010. Les plafonds sont fixés à 2640 euros pour une personne seule et à 5280 euros pour un couple. Ainsi le montant investit peut s’élever à 12000 euros pour un célibataire et jusqu’à 24000 euros pour un couple, sur chaque année.
En vous dirigeant vers un investissement tel que le FIP, vous réduirez votre ISF à raison d’un maximum de 50% du montant investi. Il est possible de demander plus d’informations auprès de conseillers financiers et bancaires qui vous expliqueront en détail et avec simulation à l’appui les différentes tendances que peuvent prendre les FIP au fils des années.
Il est important de noter que les plus-values opérées par les FIP ne sont en aucun cas imposables, hors prélèvements sociaux (soit 12,3%). Pour bénéficier de cette exonération, les plus-values ne doivent pas être vendues dans les cinq ans suivant l’investissement.
L’un des points négatifs d’un FIP réside dans le fait que le capital n’est en aucun cas garanti et des pertes peuvent être envisagées puisque le placement est évolutif selon les résultats de l’entreprise. De plus, les statistiques dans le domaine ont démontré que la durée de vie des PME n’était pas toujours très longue. Enfin, comme de nombreux placements en bourse, le capital n’est pas disponible immédiatement. En effet, la personne qui investit dans ce type de placement doit s’engager au minimum cinq ans afin de bénéficier de la défiscalisation avec tout de même quelques exceptions notamment en cas de licenciement ou de décès par exemple.
Avec une centaine de nouveaux FIP chaque année, il est difficile pour un investisseur d’évaluer la croissance d’une société dans les dix ans à venir. Les FIP sont donc un investissement plutôt risqué que chaque investisseur doit prendre le temps d’étudier en détail.
Le Fond d’Investissement de Proximité est destiné à des personnes ayant l’habitude des placements boursiers. En investissant dans un FIP, le particulier souhaite avant tout bénéficier de la défiscalisation. Il peut également réduire son Impôt sur la Fortune, ISF.
L’investisseur doit être conscient que son capital sera bloqué pour un minium de cinq ans et jusque dix ans en moyenne pour des résultats notables. Il faut également prendre en compte les frais d’entrée dans ce type d’investissement qui s’élève à 5%, applicable une seule fois, sans oublier les frais de gestion du FIP, situés entre 3 et 5% du montant de l’investissement.